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Robert Barsac : un homme investi et un vrai gascon

  • Éditorial
Le 29 novembre 2018

Robert Barsac nous a quittés en septembre, victime d’un accident, une chute tandis qu’il élaguait un arbre, à l’âge de 82 ans. Il était né le 13 mai 1936 à Parentis-en-Born au sein d’une famille d’artisans tailleurs et fut l’aîné d’une grande fratrie composée de quatre garçons et une fille. Sa mère fut également couturière et son père partit travailler, après guerre, à la CECA, l’usine de transformation du pin en charbon actif. Robert Barsac fît toute sa carrière professionnelle au sein des Papeteries de Gascogne où il entra dès l’âge de 19 ans, comme dessinateur industriel au début, responsable de bureau d’étude, puis chef de la sécurité des sites industriels du Groupe Gascogne. Très investi, Robert Barsac fut longtemps conseiller municipal sous les mandats de François Dugrand, avant de devenir maire de 1983 à 1989 et conseiller général de 1985 à 1998. Il fut premier magistrat en une période charnière et à une époque où les affaires communales étaient encore entre les mains de listes d’union et où l’essentiel était de bien gérer sa commune. Très aimé et respecté, il fut élu avec une confortable majorité. Parmi les réalisations de son unique mandat de maire, l’on peut citer la réalisation de la Corniche du Courant, initiée par son prédécesseur François Dugrand, l’aménagement de la circulation au centre-bourg de Mimizan avec son sens unique autour de l’église et du jardin public, ainsi que l’installation du centre commercial E. Leclerc au bourg. En juillet 1987, il reçut à Mimizan et aux Papèteries de Gascogne, Jacques Chirac, alors premier ministre en déplacement officiel en région Aquitaine, accompagné de Jacques Chaban-Delmas, maire de Bordeaux et président de l’Assemblée Nationale et de Michèle Alliot-Marie, secrétaire d'État à l’enseignement.

Robert Barsac fut un homme très droit, dans tous les sens du terme, courageux, travailleur. Il ne haussait jamais le ton, sa prestance et ses qualités forçaient le respect. Il était aussi très chaleureux et proche des gens, toujours prêt à rendre service. Un « véritable landais » résume sa seconde épouse Michèle Barsac. Il avait eu deux enfants, Didier et Cathy, d’un précédent mariage. Ses passions furent aussi celles d’un vrai gascon. Le rugby qu’il a pratiqué à Parentis-en-Born et à Mimizan. Dans son village natal il fut champion de France en promotion d’Honneur à l’issue de la saison 1955-1956 aux côtés notamment du docteur André Mirtin, ancien maire et député des Landes. Robert Barsac était passionné par la forêt et l’océan, la nature et les animaux. Chasseur, il s’était investi dans l’association communale de chasse agréée (ACCA) dont il fut président. Imprégné de culture espagnole, il fut également aficionado et féru de tauromachie, adhérant notamment à la peña Ponce de Dax et fréquentant le Cercle taurin mimizannais. Il était membre actif de nombreuses associations mimizannaises avant son premier mandat de maire et à continué à s’investir dans la vie associative longtemps après.