[Aller au menu]

Une stratégie locale à mimizan

  • Environnement
Le 29 novembre 2018

La communauté de communes de Mimizan est membre du GIP Littoral Aquitain et est compétente en matière de gestion des risques naturels d’érosion du trait de côte et de submersion. Au titre de sa compétence de gestion des rivières et cours d’eau elle intervient régulièrement sur le secteur du Courant, notamment pour le rechargement en sable des berges ou conforter les ouvrages d’endiguement. L’élaboration d’une stratégie locale de gestion de la bande côtière de Mimizan a été initiée en 2013 avec une étude préalable qui intégrait le fonctionnement hydraulique et sédimentaire du Courant. En décembre 2016, cette stratégie a été validée par le comité régional de suivi au sein du GIP Littoral Aquitain et adoptée à l’unanimité du Conseil communautaire du 20 septembre 2017. Elle comprend un programme d’actions de prévention de l’érosion et de la submersion marine qui se décline en 8 axes.
Le diagnostic a permis d’établir différents scénarios d’actions sur trois secteurs distincts : 1/ l’espace littoral, comprennent les plages, les dunes et le débouché du Courant jusqu’au pont de la plage ; 2/ un espace de transition du pont jusqu’au parc d’hiver, soumis aux mascarets générés par la houle et 3/ un espace fluvial, en amont du parc d’hiver jusqu’au pont des Trounques, soumis aux apports d’eau douce aux courants de marée. Sur l’espace littoral, pour les dunes au nord et au sud de l’exutoire du Courant, le scénario retenu correspond à un mode de gestion d’accompagnement des processus naturels. Sur les berges du Courant, au niveau de l’espace littoral et de l’espace de transition, le scénario retenu consiste en un confortement des ouvrages existants (implantation de palplanches, rechargement en béton ou enrochement) avec un coût d’investissement important, mais des coûts d’entretien à court et moyen terme limités. Pour l’espace fluvial, le scenario retenu consiste à maintenir et entretenir les ouvrages existants, à mettre en oeuvre une lutte active « souple » (techniques végétales, boudins) et pour les secteurs où cela sera nécessaire, à mettre en place des ouvrages en gabions.
À l’issu des fortes tempêtes de l’hiver 2013-2014, un diagnostic spécifique a été réalisé qui a permis de confirmer la nécessité du confortement des ouvrages des berges du Courant de Mimizan. La communauté de communes a aussi diligenté des travaux d’urgence pour s’assurer de leur intégrité. Le coût des futurs travaux et de la stratégie locale est évalué à 6 millions d’€. D’autre part, l’érosion dunaire au sud du débouché du Courant a mis en évidence l’exposition importante à cet aléa d’un groupe de bâtiments et une réflexion a été entamée sur la question de l’opportunité d’envisager la relocalisation de ces bâtiments. Le programme d’actions contient également d’autres types de mesures qui témoignent d’une démarche intégrée de la stratégie locale de gestion de la bande côtière : des actions de communication, de surveillance des aléas, d’alerte et de gestion de crise, de maîtrise de l’urbanisation et de réduction de la vulnérabilité pour la partie fluviale.