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Mimizan-plage le courant et l'océan

  • Environnement
Le 29 novembre 2018

L’ÉROSION DES DUNES À MIMIZAN

L’un des épisodes les plus marquants de l’érosion dunaire date d’octobre 1966, lorsque la villa La Vigie a failli basculer sur ses fondations. Le site de rétrospectives des Landes en vidéo « Empreintes landaise » proposé par le Conseil départemental y présente une archive de l’Institut National de l’Audiovisuel : un reportage télévisé dans lequel l’on retrouve notamment le témoignage du docteur Georges Cassagne qui était alors Conseiller général du canton de Mimizan et fut rapporteur de la demande de subvention présentée par la commune de Mimizan pour la construction de l’épi n°1 de Défense contre la Mer.
fresques.ina.fr/landes/fiche-media/Landes00032/lerosion- des-dunes-a-mimizan.html.

L’IMPACT DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Le changement climatique pourrait amplifier le recul naturel du trait de côte. L’Observatoire de la Côte Aquitaine a réalisé une première estimation (…) tout en relativisant les résultats obtenus. Si l’élévation du niveau de l’océan est désormais certaine et son estimation de plus en plus fine, il s’avère que ce paramètre n’est pas aujourd’hui le moteur principal de l’érosion sur le littoral aquitain et ne devrait pas l’être avant le milieu du siècle. La variabilité du trait de côte s’explique principalement par les vagues, le bilan sédimentaire et la variabilité des épisodes de tempêtes pour la côte sableuse, et par la nature des roches et les précipitations pour la côte rocheuse.

LA LAISSE DE MER : UN FREIN NATUREL À L’ÉROSION

La laisse de mer est le terme qui désigne l’accumulation par la mer de débris naturels et de détritus déposés sur la plage. Elle permet de retenir le sable et, à terme, de renforcer les dunes, on parle de rôle fixateur. Elle constitue donc pour certaines plages un frein à l’érosion naturelle. C’est pourquoi aujourd’hui de nombreuses collectivités littorales préconisent un ramassage manuel des déchets non désirables en son sein (les plastiques, chaussures, casiers, filets de pêche, canettes, gants, morceaux de verre, résidus de mazout) en lieu et place d’un ramassage mécanisé qui la retire indistinctement. La laisse de mer forme un habitat linéaire ainsi qu’un milieu transitoire accueillant à la fois la faune marine et terrestre. Véritable garde-manger pour certains oiseaux, la laisse de mer abrite des insectes, des mollusques et des petits crustacés. Les humus formés par la laisse de mer et les matières organiques participent à la fertilisation du haut de plage où diverses espèces végétales peuvent s’installer et se développer.

 

UNE SPÉCIFICITÉ LANDAISE : LES RIVIÈRES CÔTIÈRES

Le long du littoral sableux aquitain, la présence d’exutoires de rivières côtières constitue une spécificité landaise. Ce sont aussi des secteurs complexes où se croisent les phénomènes d’érosion du trait de côte et ceux hydrauliques et sédimentaires d’un cours d’eau, souvent contraint. Les embouchures sont des éléments qui influencent la morphologie du littoral. Aussi, dans la partie qui est consacrée à la méthodologie utilisée dans le dernier rapport de l’Observatoire de la Côte Aquitaine pour caractériser l’aléa recul du trait de côte (BRGM/RP-66277-FR ; p. 48) il est rappelé que les courants landais sont « des zones où l’évolution du littoral est complexe » ; « des secteurs où des phases d’érosion et d’accrétion se sont succédées, si bien qu’il est difficile de déterminer précisément les évolutions futures ». Ces zones littorales, souvent aménagées demandent « un recours important au dire d’expert ». C’est pour cela, qu’une étude spécifique a été menée à Mimizan en 2013-2015 afin d’élaborer une stratégie locale de gestion du trait de côte qui intégrait le fonctionnement hydro-sédimentaire du Courant sur un périmètre allant de son exutoire au pont des Trounques. C’est sur ce secteur que se concentrent le plus grand nombre d’aléas et de risques : submersion, inondation, dégradation des digues, érosion des berges et ensablement de l’embouchure