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Favoriser la réussite des élèves

  • Enfance-Jeunesse
Le 16 novembre 2018

ENTRETIEN AVEC ISABELLE DEZEMERY
5E ADJOINTE AU MAIRE, EN CHARGE DE L’ÉDUCATION,
L’ENFANCE ET LA JEUNESSE,
AINSI QUE DES RESSOURCES HUMAINES

 

Quelles sont les nouveautés de cette rentrée des classes ?
La principale est bien entendu le retour à la semaine de 4 jours. La possibilité de déroger au rythme des 4 jours et demi était rendue possible par un décret du 27 juin 2017 et donc applicable dès la rentrée suivante. Toutefois, nous avons souhaité prendre le temps d’une réflexion aboutie avec les services concernés. L’objectif était de faire en sorte que l’accueil périscolaire conserve la qualité acquise grâce à l’expérience accumulée par les agents durant la mise en oeuvre des temps d’activités périscolaires, notamment en ce qui concerne la pause méridienne. Ce passage à la semaine de 4 jours est une volonté majoritaire des parents et des enseignants et a été adopté à l’unanimité des Conseils d’écoles. Notre demande de dérogation a été acceptée par le directeur académique des services de l’Éducation Nationale dans les Landes. Il convient aussi de noter que nous accueillons pour cette rentrée deux nouvelles directrices : Anne Dreneau à l’école maternelle du Bourg et Laure Dauba à l’école de la Plage. Le nombre d’élèves dans les quatre établissements scolaires de la commune est stable et il est possible que nous perdions une classe à la Plage, ouverte à la rentrée dernière, malgré des effectifs constants. Une nouvelle organisation a donc été mise en place ? Nous avons redéployé l’ensemble des agents qui étaient dévolus aux temps d’activités périscolaires dans cette nouvelle organisation qui comprend l’accueil périscolaire, les pauses méridiennes et l’accueil sans hébergement du mercredi où nous avons ajouté un tarif à la journée. En ce qui concerne le personnel, ce redéploiement se fait à effectif constant pour proposer des temps périscolaires de qualité au bénéfice des enfants. Un groupe de travail étudie la possibilité de mettre en place des activités dans le cadre du « plan mercredi » proposé par le gouvernement.

Vous avez également renouvelé le Projet éducatif de territoire (PEDT), en quoi cela était-il nécessaire ?
À partir du moment où nous sommes revenus à une semaine de 4 jours, nous n’étions plus obligés de le faire. Si nous avons souhaité le reconduire, tandis qu’il arrivait à échéance, c’est parce qu’il est un outil performant au service de notre politique envers l’enfance et la jeunesse. Il nous a permis d’apporter des changements significatifs aux projets pédagogiques de nos structures éducatives et d’instaurer une démarche participative avec l’ensemble des intervenants du secteur : les familles, les enseignants, les animateurs et les associations. Le nouveau PEDT s’inscrit dans la continuité du précédent projet et nous poursuivrons des actions déjà entreprises, par exemple dans les domaines de la parentalité et de la citoyenneté. Il intègre aussi les remarques des divers intervenants et tire des enseignements du bilan du précédent PEDT. Parmi les objectifs de ce nouveau projet, certains seront prioritaires, comme la réussite éducative des enfants, l’accès de tous à une offre culturelle et sportive, le soutien et l’accompagnement du milieu associatif. Dans ces derniers domaines, beaucoup de choses se font déjà, mais elles manquent de coordination et de liant. Il nous faudra aussi améliorer l’information et la communication autour des actions que nous entreprenons.

Pouvez-vous évoquer une action réussie du précédent PEDT et une des actions prioritaires du nouveau ?
L’une des réussites du précédent projet fut sans aucun doute l’Association temporaire d’enfants citoyens (ATEC) créée en avril 2017 et qui a pris le nom de Mimiz’Ados. C’était une action qui nous semblait plutôt risquée - nous n’étions pas assurés qu’elle aboutisse - et qui nous a finalement donné beaucoup de satisfaction. Les jeunes membres de Mimiz’Ados ont vécu une expérience enrichissante et ont fait preuve de persévérance, de sérieux et de bonne humeur pour mener à bien leur projet. Ils ont recueilli les fondsnécessaires pour soutenir l’association « Main dans la main » qui s’occupe des enfants hospitalisés à l’hôpital Necker et les ont rencontrés à l’occasion d’un séjour à Paris. Dans le cadre du prochain PEDT, nous souhaitons développer des actions auprès des jeunes de 18 à 25 ans. Nous allons engager une consultation auprès de ce public afin de mieux connaître ses attentes. Avec le Point info Jeunesse (PIJ), nous avons une structure qui leur est dédiée et qui mérite d’être mieux connue et fréquentée.