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Le budget

Le budget communal

Le Conseil municipal a adopté le 29 mars le budget primitif pour l'exercice 2019.
Pour la 11e année consécutive, il n'a pas été nécessaire d'augmenter les impôts pour l'équilibrer.

Ceci, dans un contexte financier rendu difficile par la baisse des dotations de l'Etat et tout en maintenant la qualité des services rendus à la population.

C'est le résultat d'une gestion rigoureuse qui repose sur la maîtrise des dépenses de fonctionnement grâce à l'implication des services municipaux, comme à la mise en oeuvre d'une politique judicieuse de cessions foncières permettant de poursuivre les projets d'investissement à la plage comme au bourg.

Un contexte financier difficile

Chaque année depuis 2014, la commune doit faire face à une nouvelle diminution des dotations que l'Etat verse aux collectivités territoriales.

Ces dernières contribuent à l'effort de redressement des comptes publics en supportant un effort disproportionné : si la dette du "bloc communal" ne représente que 9,5 % de la dette nationale, il supporte 22 % de cet effort de redressement. En plus de la baisse de la dotation de fonctionnement que verse l'Etat aux communes, une partie de celles-ci, considérée comme "riches", s'acquittent d'une contribution au FPIC. Mimizan y contribue indirectement à travers une baisse de l'attribution de compensation que lui reverse la communauté de communes.

Depuis la mise en place de ces deux mesures, la ville de Mimizan aura ainsi perdu pas moins de 4 millions d'euros de recettes "attendues" pour équilibrer les 5 premiers budgets de ce mandat. Aujourd’hui cette diminution n’est plus progressive, toutefois entre la baisse des dotations et la contribution au FPIC, le manque à gagner en termes de recettes s’établit à 1,3 millions d’€. A l’échelle du mandat, la dotation globale de fonctionnement aura baissé de 900 000 € soit plus de 50 % et la contribution au FPIC augmenté de 250 000 € soit de 150 %, un manque à gagner équivalent à une année et demi en besoins d’investissement.

Le coût de la saison estivale

Mimizan, station balnéaire, bénéficie d'un sur-classement touristique et reçoit ainsi un complément à sa dotation globale de fonctionnement, équivalent à une ville de 20 à 40 000 habitants. Aujourd’hui ce statut et son complément ne permettent plus de compenser les coûts directs, et induits, d’une saison estivale.
Chaque année, la commune de Mimizan fait appel à environ 75 emplois saisonniers pour renforcer les services communaux et assurer la surveillance des plages, représentant plus de 5 % des coûts de personnel, soit 412 000 € en 2018. Des travaux sont nécessaires pour préparer la station et la ville propose un programme gratuit d'animations de qualité.

La ville de Mimizan doit aussi faire face à la nécessité d'investir dans des équipements dimensionnés pour accueillir les touristes en haute saison. Les charges de gestion intègrent le statut particulier de la ville de Mimizan qui est à la fois le centre d’un bassin de vie plus large que ses frontières communales et une station balnéaire réputée, avec des équipements et des coûts de fonctionnement importants.

Des cessions foncières pour investir

La ville de Mimizan va engager en 2019 2,5 millions d’€ de travaux. Pour équilibrer ces dépenses d'investissement, une part non négligeables des recettes est constituée par le produit des cessions foncières avec une enveloppe de plus de 1,3 millions d'€. En section de fonctionnement des recettes sont aussi prévues en y intégrant les excédents des budgets annexes des lotissements du Raz, du Vieux Bourg et des Oiseaux qui devraient être clôturés en 2019 pour une recette globale de 320 000 €. Les ventes de ces terrains sont destinées à soutenir un programme conséquent d'équipements publics. Des recettes qui permettent ainsi de ne pas envisager d'augmenter les impôts locaux et de modérer le recours à l'emprunt.

Que sont ces cessions foncières ? Il s'agit de la vente de terrains communaux qui ne peuvent servir à la réalisation d'équipements publics, des espaces dans d'anciens lotissements ou encore des surfaces constructibles et facilement viabilisées. Un grande majorité de ces terrains est destiné à la construction de résidences principales et permettent à des Mimizannais de réaliser leur projet immobilier à des prix attractifs; En parallèle, la ville constitue aussi des réserves foncières en faisant par exemple l'acquisition d'un terrain dans le prolongement de l'ancienne thalassothérapie, réalise des échanges judicieux et optimise ainsi son patrimoine.

Le coût du casino

L’acquisition du bâtiment du casino n’était pas le scénario envisagé par la commune de Mimizan. Elle en a toutefois payé le coût fixé à 4,05 millions d’€ à l’issu d’un protocole transactionnel avec la société Cetim, le recours à un bail emphytéotique administratif ayant été annulé par le Tribunal administratif.

Le montage juridique et financier prévu permettait d’équilibrer la charge d’un loyer par les recettes prélevées par l’exploitant du casino.
Aujourd’hui ce sont les charges annuelles de l’emprunt qui seront équilibrée par ces recettes. L’analyse financière réalisée à partir de la dernière offre faite, après négociation, par la société Casigimi, permet d’envisager des recettes globale de 6,1 millions d’€ sur la durée du contrat. Un chiffre largement supérieur au coût de l’emprunt contracté pour l’acquisition du bâtiment, de l’ordre de 5 millions d’€.

Des sources d'économies en investissements

Dans un contexte budgétaire contraint, la ville de Mimizan a souhaité utiliser des montages juridiques spécifiques pour ne pas faire peser sur le contribuable le coût de certains investissements. C’est dans cette optique que fut lancée la délégation de service public pour la rénovation et la gestion des deux campings municipaux de la plage et du lac. Cela lui a permis de se dispenser d’un investissement de 6 millions d’€ qui était nécessaire pour mettre ces équipements aux normes et proposer une offre de loisirs en adéquation avec les attentes de sa clientèle. C’est le délégataire qui a réalisé les investissements et qui verse également des redevances à la commune. La collectivité reste propriétaire des campings et retrouvera au terme du contrat des équipements aux normes.

L’aménagement de la ZAC des Hournails a permis de financer des infrastructures publiques grâce à la vente des lots aux investisseurs : le skatepark et son kiosque ainsi que l’aire de service des camping-cars. La création d’un parc de stationnement devant le bâtiment du nouveau casino fait aussi partie des aménagements inscrits au budget annexe des Hournails.

Ressources humaines

Une charge et une richesse

La construction du budget primitif est un exercice qui mobilise l’ensemble des services de la commune. Ils contribuent également par leur rigueur à la nécessaire maîtrise des dépenses de fonctionnement. Les charges de personnel représentent plus de 56 % de toutes les dépenses de la commune ce qui se conçoit lorsque l’on mesure que la commune assure essentiellement la qualité et l’accès à des services publics de proximité.

Les charges de personnel ont ainsi augmenté en raison du désengagement de l’Etat et de la promulgation de plusieurs décrets :

  • la baisse des aides sur les contrats aidés,
  • la hausse des charges depuis 2016,
  • l’augmentation du SMIC avec une répercussion sur le coût des apprentis et des emplois d’avenir,
  • la création d’une indemnité compensatrice suite à la hausse de la CSG,
  • la mise en place d’un parcours professionnel carrière et rémunérations,
  • la revalorisation des grilles indiciaires,
  • l’avancement d’échelon à durée unique,
  • l’intégration de nouveaux cadres d’emplois en catégorie A en 2019.

A ces décrets s’ajoute également la volonté de pérenniser certains emplois d’avenir, des CAE et des postes de contractuels qui rentre dans le cadre d’un politique des ressources humaines permettant d’améliorer les perspectives de carrière des agents.